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Jeudi 26 novembre 2009 00:00

Ils ne l'entendent pas de cette oreille

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photo marcel bernard, pierre-yves sinou, président de l'association de défense de riverains du périphérique et des voies extérieures et son associé, jean-françois test, vérifient les bonnes conditions du mesurage.

Marcel Bernard, Pierre-Yves Sinou, président de l'Association de défense de riverains du périphérique et des voies extérieures et son associé, Jean-François Test, vérifient les bonnes conditions du mesurage.

Urbanisme. L'Arpe relance le débat des nuisances sonores : de nouveaux mesurages ont été réalisés

L'Arpe et les habitants de Sainte-Luce demandent des mesures pour limiter le trafic sur le périphérique.
Dans le jardin de Marcel Bernard, à Sainte-Luce, un bruit incessant. Celui des camions, des voitures et des motos circulant sur le périphérique, le jour et la nuit.

Pour cet habitant et sa femme, réveillés en pleine nuit par des sursauts, la situation est invivable : « Nous avons construit notre maison en 1958, au milieu des vignes. À la fin des années 70, nous avons vu le périphérique se construire derrière notre jardin. Nous vivons cloîtrés chez nous à cause du bruit. L'hiver ça va, mais l'été, on ne peut même pas déjeuner dehors... »

Plusieurs mesurages du son avaient été réalisés en 2001 et en 2006. Seul problème : ils étaient erronés car ils n'étaient pas aux normes. « Les conditions atmosphériques empêchent le bon fonctionnement de la procédure. Les mesurages doivent se faire hors pluie, les jours de période scolaire et uniquement sous vent portant. Le micro doit être placé à deux mètres de la fenêtre. »

Troisième tentative

Mercredi, la DDE a envoyé la société Orféa pour mesurer le bruit dans la journée de jeudi. Les résultats sont envoyés dans un laboratoire pour être étudiés.

Cette fois-ci, les membres de l'Arpe (Association de défense de riverains du périphérique et des voies extérieures) ont pris soin, en compagnie de professionnels, de suivre toutes les contraintes du mesurage, pour démontrer les nuisances sonores.

Ces résultats seront-ils pris en compte ? « Les membres de la DDE sont de vrais charcutiers, ils segmentent avant de mesurer. Leur déduction du trafic est faussée. On sait que cela coûte de l'argent, mais il suffirait simplement de réduire la vitesse des véhicules pour aboutir à une petite amélioration », explique Pierre-Yves Sinou, président de l'Arpe.

Le trafic sur cette partie du périphérique est de 68 000 à 100 000 véhicules par jour.

Alice Meker

Presse-Océan